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L’OWASP ou comment traquer les failles de sécurité des applications web ?

Top 10 OWASP

Qu’est-ce que l’OWASP ?

Fondée en 2001, l’Open Web Application Security Project (OWASP) est une organisation à but non lucratif dont la mission est l’amélioration du niveau de sécurité aussi bien des applications web que des logiciels. Il s’agit également d’un projet communautaire qui renferme une variété d’initiatives à l’instar de celles qui sont orientées vers l’évolution du processus logiciel, ou des projets d’incubateurs. A noter en outre que le projet relatif à la sécurité des applications web dispose d’une liste comprenant les considérations de premier ordre quant à la sécurité des applications et qui est mise à jour de manière régulière

Comment se définit l’OWASP ?

L’Open Web Application Security Project est une organisation à but non lucratif dont l’activité est concentrée sur la sécurité des applications web. L’OWASP se base sur des principes essentiels dont l’un est relatif à la disponibilité de nombreux documents à titre gratuit et qui est facile d’accès à partir du site web de l’organisation. Ce principe permet à tout utilisateur d’apporter les améliorations nécessaires en termes de sécurité au niveau de ses propres applications web. L’OWASP met donc à disposition du matériel renfermant des instruments, des documents, des espaces virtuels de discussion ou même des vidéos qui s’inscrivent tous dans le même but.

Il est question du premier manuel qui normalise l’ensemble des instructions et des pratiques relatives au développement sécurisé. L’OWASP n’est soumise à la réglementation d’aucune organisation, elle fournit un système de référence neutre qui offre aux différentes entreprises un accompagnement lorsqu’elles s’attèlent à garantir la sécurité de leurs applications web ainsi que lors de l’élaboration de leur audit de sécurité.

Quels sont les risques de premier ordre liés à la sécurité des applications web ?

La pandémie du Covid-19 a démontré que désormais les utilisateurs d’Internet ne peuvent plus se passer des applications web ainsi que des services et produits qui y sont offerts. Une progression qui s’est accompagnée par une autre moins bénéfique à savoir : les risques de sécurité frappant les applications web. A ce titre, dix principaux risques ont été recensés :

  1. Faille du processus d’authentification :

    lorsqu’une attaque a eu lieu sous forme d’utilisateur déguisé, elle provoque une faille du système d’authentification et par ricochet des menaces d’ordre sécuritaire. L’idée est que les consommateurs des applications sont amenés à recourir à des mots de passe faibles faciles à déchiffrer.

  2. Contrôle d’accès brisé :

    il est question de la limite d’opération d’un utilisateur tel que les privilèges root qui ne sont permis qu’à l’administrateur. Si le système de contrôle est brisé, il peut provoquer de nombreuses failles dont la modification de données liées à d’autres utilisateurs, la fuite de certaines informations ou encore la manipulation de métadonnées.

  3. Attaque par injection :

    elle se constate par le biais d’injection d’un code dit arbitraire dans l’application web. Ce type de faille se produit lorsque les données sont exécutées hors maîtrise par le moteur.

  4. Entités externes XML :

    il est question d’une attaque menée contre les applications parsant des entrées XML et se produit dans le cas où une configuration malencontreuse de l’analyseur XML est constatée, déclinant un référent à une composante externe.

  5. Mauvaise configuration de la sécurité :

    Ici celui qui effectue l’attaque a un accès total au système entraînant sa compromission à tout niveau. Toute application peut être sujette à ce type d’attaque tant qu’elle dispose d’autorisations mal configurées, un type de gestion des erreurs compromettant, des fonctionnalités inutiles, etc.

  6. Désérialisation non sécurisée :

    cette faille peut rendre l’application web vulnérable dans le cas où elle désérialise des éléments truqués ou malveillants que l’attaquant fournit et qui pourra par la suite faire exécuter le code à distance.

  7. Cross-Site Scripting (XSS) :

    à chaque fois qu’une application web intègre des données non fiables au niveau d’une nouvelle page Internet sans qu’elle ne soit validée, il se produit des failles dites XSS. Ces dernières donnent la possibilité à l’attaquant l’exécution de scripts dans le navigateur de l’attaqué contournant ainsi des sessions d’utilisateurs ou encore les orienter vers des sites malveillants.

  8. Utilisation de composants déclinant des vulnérabilités notoires :

    dans certains, les développeurs peuvent ignorer le fonctionnement interne d’un composant ce qui implique que si celui-ci est vulnérable au risque de menaces à cause d’un code brisé, des axes de menaces peuvent être déclenchés lors de son intégration à l’application.

  9. Manque de monitoring :

    il est une opération indispensable qui permet de garantir la sécurité d’une application web à savoir : la surveillance et le monitoring des connexions. Compte tenu que plusieurs serveurs vulnérables peuvent servir de rebond à l’attaquant, il est crucial de mettre en place un monitoring permettant la détection d’une anomalie.

  10. Exposition de données délicates :

    cette faille correspond à l’exposition ou la divulgation de données sensibles à des attaquants. Ce type d’attaque peut entraîner l’usurpation d’identité, la perte de réputation ou encore une perte financière.

Quelles sont les recommandations de l’OWASP pour sécuriser les applications ?

Une fois les différentes actions d’attaque contre le système de sécurité des applications web sont identifiées, il convient de connaître les recommandations de l’OWASP en matière de sécurité des applications. Il est question de garantir une protection du code contre l’injection, d’en apporter une au niveau des données délicates en phase de transit, d’opérer de sorte à empêcher la manipulation des contrôles d’accès par les porteurs d’attaques malveillants, de faire barrage au piratage de comptes d’utilisateurs, de mettre un terme au cross-site scripting (XSS), d’établir une protection infaillible des informations qui sont stockées dans l’application web, d’installer un système de sécurité fiable du contexte de développement, ainsi que de mettre en place une protection du code contre les failles XXE et la désérialisation non sécurisée.

Il existe des failles au niveau du web auxquelles les applications font face et qui peuvent faire l’objet d’attaques malveillantes si elles sont exploitées. L’OWASP représente une référence qui permet de garantir la sécurité des développements web dans un premier temps et qui s’étend sur l’ensemble du cycle de vie de l’application. Autre point crucial, il est indispensable d’effectuer de manière régulière des tests portant sur la sécurité des applications dont une partie consiste à réaliser des scans de vulnérabilité. De plus, il est essentiel de vérifier la conformité à l’OWASP et ce, de manière régulière et d’effectuer encore des tests dans le cas où de nouvelles vulnérabilités se manifestent.

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